Et maintenant, le changement !

Sur la photo, le chef du Nouveau parti démocratique (NPD), Thomas Mulcair, a rassemblé ses députés et les militants néo-démocrates le mercredi soir 17 juin 2015 à Ottawa, réitérant, dans un discours à saveur électorale, de nombreuses promesses en prévision des prochaines élections, tout en s’attaquant à la performance du gouvernement conservateur. CHARLES-ANTOINE GAGNON/AGENCE QMI

Sur la photo, le chef du Nouveau parti démocratique (NPD), Thomas Mulcair, a rassemblé ses députés et les militants néo-démocrates le mercredi soir 17 juin 2015 à Ottawa, réitérant, dans un discours à saveur électorale, de nombreuses promesses en prévision des prochaines élections, tout en s’attaquant à la performance du gouvernement conservateur.
CHARLES-ANTOINE GAGNON/AGENCE QMI

Mon article est aussi disponible sur le Huffington Post Québec

N’en avez-vous pas marre de cette confrontation stérile qui oppose le Québec et le Canada que l’on nous sert à toutes les sauces ? N’en avez-vous pas marre de ce non-débat qui pollue l’espace public, médiatique et politique masquant les véritables enjeux des prochaines élections fédérales qui seront sans doute les plus importantes de notre histoire ? Moi, oui !

Se concentrer sur les vrais enjeux :

Les élections fédérales ne devraient pas être prises en otage par cette question d’indépendance, aussi importante soit-elle. Ce n’est ni la place ni le moment. L’enjeu du scrutin qui arrive nous oblige à prendre de la hauteur. Je tiens à être clair ; je ne dénigre d’aucune manière les défenseurs de l’indépendance surtout quand celle-ci se veut ouverte, non sectaire et aux valeurs humaines et sociales fortes, mais aujourd’hui, à l’aube des élections fédérales, le Québec doit reprendre sa pleine place au sein du Canada plutôt que de s’en exclure à travers un vote bloquiste qui ferait les choux gras des conservateurs et condamnerait le Québec à 4 années supplémentaires de politiques ravageuses et rétrogrades. Le Bloc Québécois n’a en aucun cas le monopole de la défense des intérêts du Québec, contrairement à ce qu’il aimerait et ne fait que la lie des conservateurs. Cela ne vous aura pas échappé, le Bloc Québécois à un “nouveau” Chef. Comme tous les partis de droite en ont l’habitude, il croit en l’homme providentiel, en l’homme sauveur, ce qui cache toujours un manque de fond politique manifeste. Quant à nous, en tant que progressistes et citoyens de gauche, nous donnons une plus grande place aux idéaux et à la pensée qui eux seuls peuvent bouleverser le destin de tout un pays.

Monsieur Duceppe, vous n’êtes pas garant de la protection et du respect des Québécois. Monsieur Duceppe, votre rhétorique nous démontre jour après jour que vous vivez dans le passé, vous déconnectant de la réalité des enjeux auxquels les Québécois et le reste des Canadiens devront faire face ensemble le 19 octobre. Monsieur Duceppe, vous reprenez les mêmes refrains que ceux de 1997 lors de votre arrivée à la tête du Bloc Québécois. Vous nous servez la même soupe, utilisez les mêmes repères et les mêmes obstinations stériles depuis près de 20 ans qui ont fait tristement de vous, en 2015, l’homme du passif. On ne le répétera jamais assez, s’il doit y avoir indépendance, celle-ci devra venir du Québec et de la volonté de son peuple et non d’une poignée d’élus à Ottawa sans pouvoir, flânant sur les bancs du Parlement tout en touchant leurs rentes de ce système fédéral qu’ils aiment tant détester, mais dont ils profitent allègrement et sans honte, n’apportant aucun changement pour le peuple Québécois. L’instant est trop important pour laisser les intérêts d’un parti l’emporter sur l’intérêt général. Dans la réalité de notre temps, le Québec est une partie intégrante du Canada, que nous le voulions ou non. Plus que jamais, les Québécois ont entre leurs mains le pouvoir de bouleverser l’échiquier politique canadien et de reprendre la place qui est la sienne à la tête de ce tournant de l’histoire du Canada.

Alors oui, nous ne pourrons y échapper, le 19 octobre prochain dans l’isoloir nous devrons avoir un raisonnement stratégique à additionner à nos valeurs et à nos idéaux lorsque nous choisirons un candidat pour qui voter. Il sera temps de faire face à nos responsabilités et d’être les bâtisseurs de notre histoire. Le paysage politique d’aujourd’hui n’a plus rien à voir avec celui de 2006, de 2008 ou même de 2011, il n’y a bien que le Bloc Québecois pour ne pas s’en rendre compte. Aujourd’hui nous sommes à la fin d’une ère politique. Nous sommes à la fin de l’ère Harpeurienne après 9 ans de gouvernement conservateur qui auront bouleversé notre pays dans ses valeurs les plus profondes, dans ses rapports avec notre province et dans son image à l’internationale. En tant que progressistes, pour une fois dans notre pays, nous allons pouvoir allier le vote stratégique, pour défaire Stephen Harper, à un vote de conviction et d’espérance.

Bilan d’une opposition officielle rigoureuse :

En 2011, le Québec tournait une page de son histoire en votant massivement pour le Nouveau Parti Démocratique du Canada (NPD) ce qui le propulsait au rang d’opposition officielle au parlement canadien. Le peuple québécois était alors, une fois de plus, à l’avant-garde du changement nécessaire devant s’opérer à Ottawa et montrait la voie à prendre aux autres provinces pour y arriver. Les Québécois choisissaient de ne plus être dans une opposition obsessionnelle et systématique au Canada en prenant pleinement part à la politique fédérale, bien décidés à faire valoir leur voix pour faire bouger les lignes politiques fédérales et offraient une chance au NPD de prouver ce qu’il était capable de faire. Être dans l’opposition, qui ne peut qu’être frontale face à un gouvernement majoritaire conservateur, n’est pas de tout repos et nous pouvons aisément imaginer les frustrations que cela a pu engendrer chez nos élus devant tant de médiocrités et d’atteintes faites aux plus vulnérables de notre pays. Pourtant, son chef, Thomas Mulcair, entouré de son équipe, aura donné du fil à retordre aux conservateurs en leur mettant, à de multiples reprises, le nez dans leurs sales affaires et aura réussi à se tenir debout. Le NPD aura, au cours des quatre dernières années, lutté avec acharnement contre les décisions calamiteuses des conservateurs, telles que :

  • L’abolition des services à Postes Canada
  • Le saccage de l’assurance-emploi
  • Les compressions à Radio-Canada et dans la sécurité ferroviaire,
  • La fin de la protection des lacs et des rivières,
  • Le port de Cacouna (avec une victoire à la clef)
  • Le musellement des scientifiques
  • Le projet de loi C-51
  • La diminution et suppression des subventions aux organismes de défenses des droits et libertés, droits des Autochtones, droits des femmes.
  • La diminution et suppression des subventions aux groupes écologistes et aux mouvements de coopération internationale.
  • La politique guerrière de Stephen Harper
  • Les politiques économique et sociale régressives
  • Les actes antisyndicaux et antitravailleurs
  • L’atteinte à notre démocratie en discréditant nos institutions démocratiques et leur loi électorale
  • La dégradation de l’image du Canada à l’internationale en se retirant du protocole de Kyoto, en mettant fin à son rôle de maintien de la paix, en réduisant de 319 millions de dollars l’aide publique au développement qui a atteint un creux historique sous le règne des conservateurs.

Alors, nous pouvons dire que le NPD a tenu son rang et a été fidèle à ses valeurs pendant quatre dures années dans l’opposition à combattre les conservateurs sur tous les fronts. C’est en défendant nos intérêts et nos valeurs par les moyens d’un travail rigoureux que le NPD est capable aujourd’hui de nous offrir une possibilité historique de former le prochain gouvernement canadien. Et d’après vous, au vu des politiques menées au Québec et au vu de la pensée ultra libérale et antisociale dominante de ses principaux Chefs de parti, ne pensez-vous pas que le Québec serait l’une des provinces qui bénéficierait le plus d’un progrès social impulsé par un gouvernement progressiste au Canada mené par le Nouveau parti démocratique du Canada (NPD) ? Pas étonnant de voir un Bloc Québecois revanchard et aveuglé par la haine, combattre le NPD au Québec en indiquant être prêt à collaborer avec les conservateurs s’il le faut, obsédé par leurs seuls intérêts et leur dogme indépendantiste faisant fi des intérêts du peuple québécois et de toute possibilité de progrès social dont il a perdu la notion.


De l’opposition à la formation d’un gouvernement néo-démocrate :

Vous savez, si le NPD a le vent dans les voiles ce n’est pas par hasard, certaines raisons énumérées ci-dessus en font partie, mais c’est aussi parce que le nouveau parti démocratique du Canada (NPD) a des propositions et un projet concret pour aider les Canadiens les moins nantis à se construire un avenir meilleur. C’est parce que les gens savent qu’il est le seul parti à pouvoir véritablement prôner le changement, car ce sont bien les libéraux et les conservateurs qui se partagent le pouvoir depuis plus d’un demi-siècle avec les résultats néfastes que nous connaissons et que nous subissons aujourd’hui. De plus en plus de gens soutiennent le NPD, car ils n’en peuvent plus des belles paroles et des bons sentiments. Ils souhaitent plus que tout rendre effectif ce changement tel que le NPD le fait à travers des propositions ambitieuses. Les gens croient au leadership de Thomas Muclair pour impulser une nouvelle donne et redonner de l’oxygène à notre classe moyenne. Ils croient en son plan pour faire de ce changement une réalité dans leur quotidien afin de rendre leurs vies plus abordables par des actions concrètes :

  • En limitant les frais de guichet automatique
  • En mettant fin aux taux d’intérêt prohibitifs des cartes de crédit
  • En mettant fin à la hausse des prix de l’essence
  • En arrêtant l’arnaque des frais d’envoi des factures papier
  • En stoppant les prêteurs sur salaire
  • En rétablissant un salaire minimum fédéral de 15$ de l’heure
  • En défendant les transferts fédéraux pour sauver le programme de garderie à 7$
  • En mettant fin aux cadeaux fiscaux de Stephen Harper aux plus riches et en investissant cet argent dans les enjeux qui touchent la classe moyenne qui travaille toujours plus dur, mais qui a toujours autant de mal à joindre les deux bouts.
  • En défendant nos services postaux et services publics.
  • En défendant notre culture, donc Radio-Canada en annulant les coupures et en réinvestissant dans la société d’État.
  • En agissant contre le réchauffement climatique.
  • En offrant des places en garderies abordables
  • En abolissant le sénat
  • En réformant notre mode de scrutin non représentatif des sensibilités des Canadiens
  • En défendant le billinguisme (loi sur le bilinguisme)
  • En défendant le transport ferroviaire en région rurale
  • En défendant la gestion de l’offre et achat local en agriculture
  • En défendant la protection de l’assurance emploi
  • En défendant le crédit d’impôt des Fonds de solidarité FTQ
  • En défendant le soutien au secteur aérospatial
  • En défendant nos droits et libertés en luttant contre la loi C-51
  • En défendant le Canada et le Québec face à la pensée guerrière des conservateurs de Stephen Harper
  • En empêchant un nouveau gouvernement conservateur et en donnant un vent de progressisme dans tout le Canada y compris au Québec qui en aurait bien besoin.
  • En défendant un fédéralisme asymétrique et le respect démocratique d’un vote à 50% +1 en cas de référendum (lisez la déclaration de Sherbrooke).

C’est pour cela que nous pouvons avoir de grands espoirs pour le Québec et le Canada si nous arrivons à installer le NPD à la tête de notre pays. Il est temps que nous prenions notre destin en mains. Il est temps de prendre un virage social, écologique et économique en rupture avec les politiques passées. En mai dernier, l’Alberta devenait orange lors de ses élections provinciales. Aujourd’hui, à travers le Canada, le NPD est à la première place au Québec, en Colombie-Britannique et à égalité en Ontario, qui sont trois des quatre plus importantes provinces au Canada. Il se passe indéniablement quelque chose dans notre pays en ce moment. Le Québec en votant massivement pour le NPD en 2011 a montré au reste du Canada le chemin à emprunter pour réussir le changement dans notre pays. Alors non, il ne faudra pas gâcher cette chance le 19 octobre! Il ne faudra pas gâcher cette audace de 2011 alors que nous sommes aux portes de la victoire du progressisme au Canada. Le 19 octobre 2015, oui, il faudra voter pour le Nouveau Parti Démocratique du Canada (NPD) pour vaincre les conservateurs et tourner une sombre page de notre histoire et nous ouvrir à un vent de progrès social et environnemental à travers tout le pays.

Les Québecois et les Canadiens sont prêts, il ne reste plus qu’à le faire dans quelques semaines.

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